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La plus belle histoire du monde, les secrets de nos origines
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ESSAI SCIENTIFIQUE

La plus belle histoire du monde, les secrets de nos origines

Reeves, Hubert et de Rosnay, Joël

Publié en 1996

Livre
Fiction
Roman

Livre

« D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Pourquoi sommes-nous là ? Voilà bien les seules questions qui valent d'être posées. Jusqu'à présent, seules la religion et la philosophie y répondaient. Aujourd'hui, la science, elle aussi, s'est fait une opinion : elle a reconstitué l'histoire du monde. C'est la même évolution qui, depuis 15 milliards d'années, pousse la matière à s'organiser, du Big Bang à l'intelligence. nous descendons dues singes, des bactéries, des galaxies. Et notre corps est composé de particules issues de la nuit des temps. Voici le premier récit complet de nos origines, à la lumière des connaissances les plus modernes. L'univers, la vie, l'homme... Trois actes d'une même épopée racontés dans un dialogue sans jargon. Qu'y avait-il avant ? Comment la vie est-elle née de l'inanimé ? Cette évolution va-t-elle se poursuivre ? Est-elle compatible avec la foi ? C'est assurément la plus belle histoire qui nous est offerte ici. Puisque c'est la nôtre. »

Nationalité : Canada
Né(e) à : Montréal, Québec , le 13/07/1932
Biographie :

Hubert Reeves est un astrophysicien, communicateur scientifique et écologiste franco-québécois.

Inscrit à la Faculté des sciences de l'Université de Montréal, il obtient une licence de physique (1953), puis présente, à l'Université McGill, un mémoire de maîtrise intitulé Formation of Positronium in Hydrogen and Helium (1955). Il poursuit ses études en astrophysique nucléaire à l'Université Cornell. En 1960, il soutient sa thèse de doctorat, intitulée "Thermonuclear Reaction Involving Medium Light Nuclei".

De 1960 à 1964, il enseigne la physique à l'Université de Montréal, tout en étant conseiller scientifique à la NASA, à New York. Il déménage, en 1964, à Bruxelles et commence à enseigner à l'Université libre de Bruxelles.

Ayant débuté sa carrière en tant que chercheur en astrophysique, il pratique aussi la vulgarisation scientifique depuis les années 1970 et s'avère militant écologiste depuis les années 2000.

Il anime une série d'émissions-conférences télévisées intitulée "Histoire de l'Univers", qui sera diffusée à plusieurs reprises au cours des années 1990 et 2000 au Canal Savoir. Il y reprend, entre autres, l'idée de la pyramide de la complexité, un concept, développé dans "L'Heure de s'enivrer" (1986), décrivant la complexification de l'Univers, du Big Bang jusqu'à aujourd'hui. Par ailleurs, Hubert Reeves participe à des émissions télévisées de vulgarisation scientifique, dont la plus emblématique, dans le passé, fut sans doute la Nuit des étoiles, diffusée sur la chaîne publique française France 2.

En 2000, il fait don de 100 000 dollars canadiens à l'Université Laval pour créer le fonds Hubert-Reeves qui permet d'offrir chaque année des bourses à des étudiants de deuxième cycle en astrophysique.

En 2001, il reçoit le Prix Einstein pour ses recherches sur la densité de la matière.

Ses principaux ouvrages, "Patience dans l'azur" (Prix de la Fondation de France, 1982), "Poussières d'étoiles" (Prix de la Société française de physique, 1985) et "L'Heure de s'enivrer" (1986), ont connu un énorme succès et ont été traduits dans plusieurs langues.

Père de quatre enfants, il épouse, en secondes noces, Camille Scoffier, journaliste. Le couple est installé à Paris.

Mots clefs :

Langue : Français

758/2108

Samedi soir, dimanche matin
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ROMAN TéMOIGNAGE

Samedi soir, dimanche matin

Sillitoe, Alan

Publié en 1987

Livre
Fiction
Roman

Livre

Voici une date dans l'histoire du roman anglais : Alan Sillitoe décrit l'évolution contemporaine de la classe ouvrière anglaise comme un changement important de la condition de l'homme d'aujourd'hui. Son héros Arthur Seaton a le même âge que lui, c'est un véritable a angry young man ». Mais son instinct de révolte n'a déjà plus d'objet : il a de l'argent, la télévision et une série de com-plets dans son armoire. Samedi soir, dimanche matin démêle avec une grande intelligence la part du réalisme du siècle dernier et celle d'un nouvel anarchisme moderne. Il suggère que bien des valeurs littéraires reconnues ne sont que des attitudes de classe, et par là même, il fait don au roman de terres encore inexploitées.

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Nottingham , le 04/03/1928
Mort(e) à : Londres , le 25/04/2010
Biographie :

Alan Sillitoe est un écrivain britannique, l'un des "Angry Young Men" (jeunes hommes en colère) des années 1950.

Né dans une famille ouvrière de Nottingham, ville qui lui fournira maints décors, il quitte l'école à quatorze ans pour entrer à l'usine.

En 1946, il s'engagea dans la Royal Air Force, et fut posté en Malaisie péninsulaire où il contracta la tuberculose. C'est durant son hospitalisation, que se développa chez lui le goût de la lecture et de l'écriture, qu'il devait conserver après avoir quitté l'armée en 1949.

C'est en 1955 à Majorque, en Espagne, où il vivait avec sa compagne, la poétesse américaine Ruth Fainlight, et au contact du poète Robert Graves, que Sillitoe commença à travailler à "Samedi soir, dimanche matin" (Saturday Night and Sunday Morning), qui fut publié en 1958. En partie influencé par la prose désarticulée d'Ernest Hemingway, le livre relate les états d'esprit et la condition d'un jeune ouvrier d'usine qui voit inévitablement se terminer son flirt de jeunesse. Le roman fut adapté au cinéma en 1960 par Karel Reisz, avec Albert Finney dans le rôle d'Arthur Seaton.

Il a épousé Ruth Fainlight en 1959. Ils ont eu deux enfants, un fils et une fille adoptive.

Sa nouvelle "La Solitude du coureur de fond" (The Loneliness of the Long Distance Runner, 1959), qui a pour sujet la rébellion d’un jeune délinquant doué pour la course à pieds, lui valut de recevoir le prix Hawthornden en 1959. En 1962, elle fut également adaptée au grand écran sous le même titre, cette fois-ci par Tony Richardson, avec Tom Courtenay dans le rôle principal.

En 1965, son nom a figuré parmi les candidats au prix Nobel de littérature.

En 1990, on lui attribua le titre de docteur honoris causa de la Nottingham Trent University. L’université de Nottingham, la plus ancienne et prestigieuse de la ville, appartenant au Russell Group, décerna également à Sillitoe à titre honorifique un titre de docteur en lettres en 1994, et en 2006 sa pièce de théâtre la plus connue fut montée au Lakeside Arts theatre de l’université dans une version inédite.

Sillitoe a écrit beaucoup d’autres romans et plusieurs volumes de poésie. Son autobiographie de 1995, "Life Without Armour", reçut un accueil critique élogieux au moment de sa parution et donne un regard sur son enfance misérable.

En 2007, il publia "Gadfly in Russia", un compte-rendu des voyages qu’il fit régulièrement en Russie, sur une période de 40 ans.

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Langue : Français

759/2108

Rosa Blanca
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ROMAN

Rosa Blanca

Traven, B

Publié en 1987

Livre
Fiction
Roman

Livre

Rosa Blanca est le nom d'une hacienda, propriété de l'Indien Hacinto Yanez. À ses yeux, elle est la propriété de ceux qui y ont vécu, y vivent, ou y vivront : plus que le propriétaire, il en est le gardien, et il ne peut - ni ne veut - donc la vendre. Mais nous sommes au Mexique dans les années 1920, après la chute de la dictature de Porfirio Diaz, et la compagnie pétrolière américaine Condor Oil Company. qui possède déjà tous les champs pétrolifères alentour, veut à tout prix mettre la main sur l'hacienda pour en exploiter les gisements. Avec l'ironie et l'humour noir qui le caractérisent, B. Travers nous raconte pourquoi Mr Collins, le président de la compagnie tient tant à ce domaine, et comment il va s'y prendre pour arriver à ses fins. Rosa Blanca a été porté à l'écran en 1961 par le cinéaste mexicain Roberto Gavaldon.

Nationalité : Allemagne
Mort(e) à : Mexico , le 26/03/1969
Biographie :

B. Traven est un écrivain énigmatique, principalement de langue allemande, surtout connu pour le roman "Le trésor de la Sierra Madre" (Der Schatz der Sierra Madre, 1927).

B. Traven est le pseudonyme d'un écrivain libertaire de langue allemande, Otto Feige, dont les autres pseudonymes sont, notamment : Traven Torsvan, Berick Torsvan. L'identité de cet écrivain demeure en partie un mystère.

Ce livre a été porté à l'écran par John Huston, dans un film du même nom, avec comme acteur principal Humphrey Bogart. B. Traven aurait participé au tournage du film comme technicien.

Certains le font naître le 25 février 1882 à San Francisco; d'autres le 3 mars 1890 à Chicago ou 23 février 1882 à Schwiebus. Parmi ses différents pseudonymes, on relève : Traven Torsvan, Torsvan Croves, Hal Croves, Berick Torsvan

Si sa vie est peu connue, certains de ses livres sont mondialement connus, et traduits dans de nombreuses langues. Certains textes allemands seraient encore à traduire. Traven a écrit de nombreux livres, dont Le vaisseau des morts, et une série de romans épiques se déroulant dans la jungle, décrivant la corruption du gouvernement et la révolte des Indiens au cœur de la révolution mexicaine (Le Pont dans la jungle, La Charrette, Gouvernement, La Révolte des pendus, Le Général de la jungle, etc.). Ses romans font le portrait d'êtres humains ayant fait la révolution, dans un cycle violent où les opprimés font face à la violence des oppresseurs, qu'ils se révoltent ou non.

À sa mort, sa veuve déclare qu'il s'agit en fait de Ret Marut, acteur, journaliste et écrivain, ayant vécu et travaillé à Munich. En 1919, il aurait été responsable de la presse de la République des Conseils de Bavière, dont il s'est inspiré pour écrire Dans l'État le plus libre du monde. Militant anarchiste, il aurait publié la revue anarchiste Der Ziegelbrenner (le briquetier) entre 1917 et 1921, à Munich. Après un bref séjour en Angleterre, vers 1923, et quelques années d'errance, romancées dans Le vaisseau des morts, il se serait fixé dans le sud du Mexique. À sa mort, en 1969, l'État mexicain lui fait des funérailles nationales. Comme il a vécu en communion avec les Indiens du Chiapas, ses cendres ont été dispersées par eux sur leur territoire.

Mots clefs :

Langue : Français

760/2108

Vivre avec une étoile
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ROMAN BIOGRAPHIQUE

Vivre avec une étoile

Weil, Jiri

Publié en 1996

Livre
Fiction
Roman

Livre

J'ai cousu les branches, il y en avait six, et l'inscription en langue étrangère se détachait toute contournée et bossue. J'ai regardé dans mon bout de miroir, l'étoile criait à l'aide ou lançait un signal d'alarme. Je me suis dit, il va falloir s'habituer à se promener avec ce truc, ça va être plutôt difficile... et je me sentais seul au milieu des autres, complètement seul... Les gens gardaient leurs distances, je n'étais plus des leurs... Et Joseph Roubicek, le narrateur, va nous dire ce que signifie vivre avec une étoile. Dans une ville sans nom, entouré d'ennemis qui n'en ont pas davantage, un homme peu à peu devient un non-homme, broyé par la haine qui les environne, lui et les siens, et par l'impitoyable bureaucratie mise à son service. Comme le souligne si bien Philip Roth dans sa préface, Jiri Weil partage avec Isaac Babel "la capacité d'écrire sur la barbarie et la douleur avec un laconisme qui semble être en soi le commentaire le plus féroce qu'on puisse faire sur ce que la vie a de pire à offrir...". On n'oubliera jamais ce livre exceptionnel, enfin traduit en français, ces pages "nées dans la rage et les larmes" qui constituent un des plus grands textes jamais écrits sur la Shoa...

Nationalité : République tchèque
Né(e) à : Praskolesy , le 6/08/1900
Mort(e) : 1959
Biographie :

Jiří Weil est né le 6 août 1900, à Praskolesy près de Horovice en Bohême, dans une famille de Juifs orthodoxes. Son père possède une petite usine. Il finit ses études secondaires en 1919 Jiří Weil étudie les langues slaves et la littérature comparée à l'Université Charles de Prague. Encore étudiant, il commence déjà à écrire et à traduire des textes. Il publie un premier roman Mesto sous le pseudonyme de Jiří Wilde. Il fait partie de cercles de jeunes intellectuels de gauche, comme le mouvement Devětsil qui réunit les artistes les plus talentueux de l'avant-garde tchèque. en 1921, il adhère au parti communiste tchèque et occupe rapidement de hautes fonctions chez les jeunes communistes. Il devient journaliste au sein de la presse communiste tchécoslovaque de 1922 à 1931. Il publie son premier article dans le quotidien Rudé Právo sur la vie culturelle en Union soviétique. Il poursuit en même temps son travail de traducteur de russe en tchèque avec les œuvres de Boris Pasternak, Vladimir Lugovskoy, Vladimir Maïakovsky et Marina Tsvetaeva. Il travaille ensuite à l'ambassade soviétique à Prague.
Jiří Weil s'installe en URSS en 1933 et devient journaliste et traducteur des classiques marxistes-léninistes aux éditions du Komintern à Moscou. Mais il est victime des purges staliniennes en 1934. Il est exilé au Kazakhstan. De retour en Tchécoslavaquie en 1935, Jiří Weil rapporte un témoignage sévère sur ses expériences soviétiques dans deux romans, "De Moscou à la frontière" '1937) et La cuiller en bois (1938), un des premiers livres parlant du goulag. En 1938, il travaille pour le musée juif de Prague. après la signature des Accords de Munich, les 29 et 30 septembre 1938, des amis lui proposent de partir au Royaume-Uni, il refuse.
En 1938 et 1939, la partie tchèque de la Tchécoslovaquie est occupée par les nazis. Jiří Weil est pourchassé en tant que communiste mais surtout en tant que juif. Il prend alors conscience de sa judéité. En 1942, lorsqu'il doit être déporté, il fait croire à son suicide. Il passe alors à la clandestinité. Grâce à des amis de la résistance, il parvient à survivre. durant cette période. L'expérience de la clandestinité mais surtout sa condition d'un être inférieur ne cessent alors de le hanter jusqu'à sa mort. Elle lui inspire un de ses plus grand romans "Vivre avec une étoile" publié en 1949.
Entre 1945 et 1948, Jiří Weil réintégre la vie culturelle de la Tchécoslovaquie. Il dirige la revue Li

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Langue : Français

761/2108

Le fils de la servante
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ROMAN

Le fils de la servante

Strindberg, August

Publié en 1996 Folio

Livre
Fiction
Roman

Livre

- Pouvez-vous vous figurer cela, lui dit-elle un soir, ils prétendent que je vous aime. - Ils disent cela de tous les gens de sexes différents, qui sont amis. - Croyez-vous qu'il puisse y avoir de l'amitié entre un homme et une femme? - Oui, j'en suis sûr, répondit-il. - Merci, dit-elle en lui tendant la main. Comment moi, qui ai le double de votre âge, qui suis laide et malade, pourrais-je être amoureuse de vous? et de plus je suis fiancée!

Nationalité : Suède
Né(e) à : Stockholm , le 22/01/1849
Mort(e) à : Stockholm , le 14/05/1912
Biographie :

Johan August Strindberg est un écrivain, dramaturge, poète, essayiste, peintre et photographe suédois.

Fils d’un commissionnaire maritime, le jeune August Strindberg passe pour un esprit révolté et romantique. Refusant de se plier à la discipline universitaire et attiré par les grands hommes de lettres, il décide de se consacrer à l’écriture et s’illustre comme l'un des pères du théâtre moderne.

Ses débuts d’auteur s’avèrent particulièrement délicats (1872, "Maître Olof") et ses premiers écrits - dans le style naturaliste - traitent généralement du rôle traditionnel attribué aux sexes par la société (qu'il estimait injuste). La célébrité arrive avec son roman "La Chambre rouge" (1879) : une description du milieu artistique, littéraire et journalistique de son époque.

Évoluant dans les milieux socialistes et anarchistes, August Strindberg est admiré du prolétariat, est apprécié dans les pays communistes (Cuba, Union soviétique…) et marie sa fille Karin à l’un des leaders bolcheviques Vladimir Mikhaylovich Smirnov.

A la fin des années 1880, August Strindberg renie les convictions socialistes et se lie d’amitié avec Friedrich Nietzsche avec qui il correspond. Suite à un problème financier, il se brouille avec ce dernier et se tourne vers le mysticisme.

Il subit ensuite une période de trouble intérieur et de crises qui s'achève en 1897 par l'écriture d'un livre en français, "Inferno". Après sa période naturaliste dont l'œuvre phare est "Mademoiselle Julie" (1888), August Strindberg trouve son inspiration dans le symbolisme et passe pour l’un des pionniers de l'expressionnisme européen. Deux des pièces de cette époque remportent un vif succès : "La Danse de mort" (1900-1901) et "La Sonate des spectres" (1907).

Dans les années 1890, il aborde également la photographie. Son objectif est alors d’imiter la nature. Baptisées «célestographies», ces clichés sont obtenus sans objectif, ni chambre noire et lui permette d’atteindre ce qu’il surnomme «l'art naturel». En 1894, il expose, sur le rebord d'une fenêtre, des plaques photographiques au ciel étoilé.

Ses relations avec les femmes sont orageuses (il a été marié à trois reprises sans succès) et ses propos et ses actes ont souvent été vus comme misogynes.

Il fonde en 1907 à Stockholm le Théâtre-Intime, dans lequel il fait surtout jouer ses pièces les plus tardives ("La Sonate des spectres", "Le Pélican") par une jeune troupe emmenée par le metteur en scène August Falk.

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Langue : Français

762/2108

Quoi? L'éternité
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ROMAN BOIGRAPHIQUE

Quoi? L'éternité

Yourcenar, Marguerite

Publié en 1990 Folio

Livre
Fiction
Roman

Livre

Encore une fois, dans ce troisième volet du Labyrinthe du monde, le centre du récit est le personnage du père, Michel. Michel et sa mère, l'affreuse châtelaine du Mont-Noir ; Michel et ses amours : Fernande, Jeanne, dont l'inquiétant mari servira de modèle à Alexis, Liane, tant d'autres... « Confondue par le problème des dates de l'enfance, seule dans un paysage vide où tout semble tantôt très proche et tantôt lointain », Marguerite Yourcenar, qui parle peu d'elle-même, laisse seulement deviner, derrière le portrait du père, sa silhouette de petite fille, puis d'adolescente. Et, derrière le fourmillement des passions, le chaos des impressions, derrière les désastres privés et historiques, ce qui constituera son monde, comme si elle nous tendait quelques clés de son oeœuvre romanesque.

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Bruxelles (Belgique) , le 08/6/1903
Mort(e) à : Mount-Desert (États-Unis) , le 17/12/1987
Biographie :

Marguerite Antoinette Jeanne Marie Ghislaine Cleenewerck de Crayencour est une femme de lettres française naturalisée américaine en 1947.

Marguerite Yourcenar est la fille de Michel de Crayencour, dont Yourcenar est l'anagramme, et de Fernande de Cartier de Marchienne.

Sa mère meurt dix jours après sa naissance. Elle est élevée par sa grand-mère, qu'elle déteste, et par son père avec lequel elle va faire de nombreux voyages. Père et fille passent les hivers à Lille et les étés au château de Mont-Noir, propriété familiale à Saint-Jans-Cappel.

En 1929, elle publie son premier roman, "Alexis ou le traité du vain combat". Elle rencontre Grace Frick, en 1938, avec qui elle part aux Etats-Unis où elle enseigne le français et l'histoire de l'art. Après avoir pris la nationalité américaine en 1948, elle fait l'acquisition avec son amie d'une propriété sur la côte du Maine appelée «Petite Plaisance», dans l’île des Monts-Déserts (Mount-Desert Island).

Son roman "Mémoires d'Hadrien", en 1951, connaît un succès mondial et lui vaut le statut définitif d'écrivain.

En 1968, son roman "L'œuvre au Noir" paraît.

Élue à titre de membre étranger à l’Académie belge de Langue et de Littérature françaises en 1971, elle entame une enquête sur ses ancêtres, qui formera la trame de son oeuvre en trois volets intitulée "Le labyrinthe du monde", et dont le premier volume: "Souvenirs Pieux" sort en 1974.

Elle fut la première femme élue membre de l'Académie française. Élue au fauteuil de Roger Caillois le 6 mars 1980, elle fut reçue sous la coupole le 22 janvier 1981 par Jean d’Ormesson.

Ses cendres sont déposées au cimetière Brookside à Somesville, un des villages de la municipalité de Mount Desert (Etats-Unis).

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Langue : Français

763/2108

Nord-michigan
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ROMAN

Nord-michigan

Harrison, Jim

Publié en 1991

Livre
Fiction
Roman

Livre

Fils d'un émigré suédois, le héros de ce roman exerce la profession d'instituteur dans une bourgade rurale du Michigan. Il partage ses loisirs entre la chasse, la pêche et les soirées à la taverne voisine. Et les nuits avec Rosalee, l'amie d'enfance, paisible et passionnée à la fois. Mais survient Catherine, une de ses jeunes élèves, âgée de dix-sept ans et très affranchie qui va bouleverser le cours de choses. Sur ce thème presque banal, Harrison a composé le plus simple mais aussi le plus beau de tous ses romans.

Né(e) à : Grayling , Michigan , le 11/12/1937
Mort(e) à : Patagonia, Arizona , le 26/03/2016
Biographie :

Jim Harrison, nom de plume de James Harrison, est un poète, romancier et nouvelliste.

À l'âge de huit ans, une gamine lui crève accidentellement l'œil gauche avec un tesson de bouteille au cours d'un jeu. Il mettra longtemps avant de dire la vérité sur cette histoire. A l'age de 16 ans, il décide de devenir écrivain et quitte le Michigan pour vivre la grande aventure à Boston et à New York.

C'est aussi à 16 ans qu'il rencontre Linda, de deux ans sa cadette, qui deviendra plus tard (1960) la femme de sa vie. Ils ont eu deux filles, Jamie (1960), auteur de roman policier, et Anna.
Il rencontre Tomas McGuane (1939) à la Michigan State University, en 1960, qui va devenir l'un de ses meilleurs amis. Sa vie de poète errant vole en éclats le jour où son père et sa sœur trouvent la mort dans un accident de la route causé par un ivrogne, en 1962.

Titulaire d'une licence de lettres, il est engagé, en 1965, comme assistant en littérature à l'Université d'État de New York à Stony Brook mais renonce rapidement à une carrière universitaire. Pour élever ses filles, il enchaîne les petits boulots dans le bâtiment, tout en collaborant à plusieurs journaux, dont Sports Illustrated. Son premier livre, "Plain Song", un recueil de poèmes, est publié en 1965.
En 1967, la famille retourne dans le Michigan pour s'installer dans une ferme sur le rives du Lake Leelanau. Immobilisé pendant un mois, à la suite d’une chute en montagne, il se lance dans le roman "Wolf" (1971).

McGuane lui présente Jack Nicholson sur le tournage de "Missouri Breaks". Harrison, qui n'a pas payé d'impôts depuis des années, est au bord du gouffre. Nicholson lui donne de quoi rembourser ses dettes et travailler un an. Il écrit alors "Légendes d'automne" (Legends of the Fall, 1979), une novella publiée dans Esquire et remarquée par le boss de la Warner Bros qui lui propose une grosse somme pour tout écrit qu'il voudra bien lui donner. Le succès n'étant pas une habitude chez les Harrison, Jim se noie dans l'alcool, la cocaïne. Après une décennie infernale (1987-1997) durant laquelle il a écrit un grand roman, "Dalva" (1988), il choisit de s'isoler et de se consacrer pleinement à l'écriture et aux balades dans la nature.

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Langue : Français

764/2108

de Venise à Venise
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ROMAN

de Venise à Venise

Pasinetti, Pier Maria

Publié en 1993

Livre
Fiction
Roman

Livre

En toile de fond, les années 20 et la montée du fascisme. Au premier plan, les vies croisées des Balmarin, Tolotta Pelz et Bialevski, vieilles familles vénitiennes qui habitent le même palais sur les Zattere. Au centre de ce microcosme, la jeune Giovanna Balmarin, lumineuse et lancinante présence, qui occupe une place spéciale dans le coeœur du narrateur Giorgio Partibon, spectateur indulgent et implacable. Le récit se déroule entre 1928 et les années 80 dans un entrelacs d’'amitiés, d’'antipathies, d’'amours et de chagrins. Et puis, il y a Dorsoduro, le plus précieux des quartiers de la lagune, et Venise «le lieu idéal» pour situer un roman d’après Pasinetti, car tout le monde y joue un rôle.

Nationalité : Italie
Né(e) à : Venise , le 24/06/1913
Mort(e) à : Venise , le 08/07/2006
Biographie :

Pier Maria Pasinetti est un écrivain et un journaliste italien.

Né à Venise, il l’avait quittée relativement tôt pour achever ses études et pour enseigner la littérature à l’étranger. Il se sentait chez lui à Los Angeles comme à Venise, à Paris comme à Stockholm ou à Göttingen. Il a enseigné la littérature dans les universités de la plupart de ces villes et envoyé des correspondances à la presse italienne.

Il faisait en même temps partie du monde du cinéma italien, en tant que scénariste et publiait des articles culturels dans quelques grands journaux de son pays. Frère du cinéaste Francesco Pasinetti (1911-1949), il collabora lui-même avec plusieurs réalisateurs : il co-signa, en particulier, le scénario de "La Dame sans camélias" d'Antonioni (1953).

Son premier roman, "Rouge vénitien" (Rosso veneziano, 1959), eut un énorme succès aux États-Unis où il avait paru peu de temps après sa publication en Italie, en 1960, et fut traduit dans de nombreux pays. Il reste un des livres clés de l’univers de Pasinetti, par sa teneur comme par son écriture : la plupart de ses personnages vont réapparaître jusque dans les dernières œuvres du romancier.

C'est surtout aux États-Unis que Pasinetti devait affermir son statut d'écrivain. Avant de se réinstaller définitivement à Venise, il vivait la plupart du temps à Los Angeles où il enseignait, à l'UCLA, la littérature italienne.

Il était l'auteur d'une œuvre foisonnante, allant de "Rouge vénitien" à "À propos d'Astolfo" (A proposito di Astolfo, 2005), son dernier roman, en passant par "De Venise à Venise" (Dorsoduro, 1983) et "Partition vénitienne" (Melodramma, 1993) dont le succès leur a valu plusieurs rééditions.

Son œuvre a été couronnée, en Italie et aux États-Unis, de plusieurs prix, parmi lesquels le Prix Comisso (pour "Partition vénitienne", 1993) et le Prix du National Institute of Arts and Letters de New York.

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Langue : Français

765/2108

Marcovaldo
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ROMAN NOUVELLES

Marcovaldo

Calvino, Italo

Publié en 1981

Livre
Fiction
Roman

Livre

Marcovaldo est manœoeuvre. Il vit, avec sa femme et ses six enfants, dans une grande ville d'Italie du Nord. Un citadin parmi d'autres. Mais lui, est différent. La publicité, le néon, la circulation, il ne les voit pas. Par contre, la moindre manifestation de la nature accroche son regard. Mais a-t-il certains sens atrophiés, ou la nature s'est-elle changée en venant en ville? Marcovaldo n'arrive pas à retrouver cette nature, si saine, si pure dont il garde le souvenir. Elle est retors cette nature, surtout en ville ! Marcovaldo l'apprend en vivant une suite d'aventures inattendues et souvent drôles évoquant un Charlot père de famille, en butte aux complexités de notre vie post-industrielle . Autre quatrième de couverture: Marcovaldo est manœoeuvre. Il est pauvre et chargé de famille. Mais il rêve beaucoup. À la nature, surtout, qui n'est guère présente dans l'univers d'asphalte et de béton où il lui faut vivre. Cela lui vaudra une suite d'aventures et de mésaventures, où on le verra successivement cueillir des champignons à l'arrêt du tram, prendre un bien curieux bain de sable, s'amouracher d'une plante d'appartement singulièrement envahissante, être amené - par un chat dont il est l'ami et, accessoirement, par une truite - à rencontrer une étrange vieille marquise, et faire bien d'autres choses encore. On pourrait dire de Marcovaldo que c'est un Charlot père de famille.

Nationalité : Italie
Né(e) à : Santiago de Las Vegas (Cuba) , le 15/10/1923
Mort(e) à : Sienne , le 19/09/1985
Biographie :

Italo Calvino est un écrivain et essayiste italien.

Il a passé son enfance et son adolescence en Italie, à San Remo, dans un milieu scientifique, antifasciste et résolument laïque. Après la chute de Mussolini, il interrompt ses études universitaires, prend le maquis et se bat avec les partisans des brigades Garibaldi. Ce contact avec la guerre clandestine, la violence et la mort a eu sur lui une importance déterminante, qui transparaît dans son premier livre "Le Sentier des nids d’araignées", publié dès 1947.

D'abord attiré par la veine néoréaliste de l'après-guerre italienne, Calvino s'oriente ensuite vers la littérature populaire, en particulier vers l'univers de la fable, et devient membre de l'OuLiPo.

Au début des années 50, Italo Calvino fouille dans la mémoire des régions italiennes et en collecte les contes. Quatre recueils, rassemblés par région, sont publiés, en français, sous le titre de « Contes populaires italiens ». C’est un véritable travail de scientifique, d'ethnographe et d'écrivain qu'il aborde avec curiosité pour se trouver jeté dans le monde fantastique du merveilleux populaire italien.

Dans la trilogie "Nos ancêtres" qui comprend "Le Vicomte pourfendu" (1952), "Le Baron perché" (1957) et "Le Chevalier inexistant" (1959), il exploite la veine fantastique en mêlant le cadre de la fable et l'allégorique. Il en ressort une morale qui est d’abord une invitation à la nuance, avec même un certain pessimisme dans le dernier roman.

Le romancier continue d'ailleurs à traiter dans ses œuvres de la réalité quotidienne comme dans "Marcovaldo", roman en deux parties paru en 1958 et 1963.

"Le Château des destins croisés" (1969), "Les Villes invisibles" (1972), "Si par une nuit d'hiver un voyageur" (1979) appartiennent au "système combinatoire des récits et des destins humains".

Parallèlement à l'écriture littéraire, Italo Calvino a collaboré à divers scénarios pour le cinéma ainsi qu'à des albums destinés à la jeunesse.

Âgé de 62 ans, Il décède d'une hémorragie cérébrale à l'hôpital de Sienne.

Calvino est à la fois un théoricien de la littérature, un écrivain réaliste, mais aussi et surtout - pour le grand public - un fabuliste plein d'humour : sa production très riche fait de lui l'un des plus grands écrivains italiens de la période moderne.

Mots clefs :

Langue : Français

766/2108

Danube
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RéCITS VOYAGE

Danube

Magris, Claudio

Publié en 1990 Folio

Livre
Fiction
Roman

Livre

Des sources en Forêt-Noire à son delta en mer Noire, Claudio Magris descend le fleuve.. En touriste : il visite les paysages et les maisons, s'arrête, à Vienne, devant un simple escalier de bois. En érudit : il découvre les sites majeurs, les rites de la Mitteleuropa ; il croise, semble-t-il, Kafka, Canetti, Lukacs, Joseph Roth..., de passage, eux aussi. En homme : il s'émeut, s'émerveille, s'interroge. Sous la plume d'un grand écrivain, le voyage au gré du fleuve devient aussi une grande fresque des siècles passés. Prix du meilleur livre étranger (essais) 1990

Nationalité : Italie
Né(e) à : Trieste , le 10/04/1939
Biographie :

Claudio Magris est un écrivain, germaniste, universitaire et journaliste italien, héritier de la tradition culturelle de la Mitteleuropa qu'il a contribué à définir.

Âgé de 18 ans, il quitte Trieste et suit des études de langue et de littérature germaniques à l’université de Turin. Diplômé, il refait sa thèse sous forme d'un essai ("Mythe de l'Empire dans la littérature autrichienne", 1963) dans lequel il confronte le regard de plusieurs écrivains (Joseph Roth, Robert Musil, Karl Kraus, Stefan Zweig) au mythe de la Mitteleuropa (Europe centrale).

Il est notamment l'auteur de "Danube" (1986), un essai-fleuve où il parcourt le Danube de sa source allemande (en Forêt Noire à la mer Noire, en traversant l'Europe centrale), et de "Microcosmes" (1997), portrait de quelques lieux dispersés dans neuf villes européennes différentes. Il est également chroniqueur pour le Corriere della Sera.

Il a été sénateur de 1994 à 1996.

En 2001-2002, il a assuré un Cours au Collège de France sur le thème "Nihilisme et mélancolie. Jacobsen et son Niels Lyhne".

Magris a reçu plusieurs prix prestigieux couronnant son œuvre, comme le prix Erasme en 2001, le prix Prince des Asturies en 2004, le Prix de la paix des libraires allemands en 2009. Par ailleurs, il a été plusieurs fois pressenti pour le prix Nobel de littérature.

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Langue : Français

767/2108

Le jardin des Finzi-contini
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ROMAN

Le jardin des Finzi-contini

Bassani, Giorgio

Publié en 1975 Folio

Livre
Fiction
Roman

Livre

Comme dans Les lunettes d'or et autres histoires de Ferrare, c'est encore de la société provinciale italienne que Giorgio Bassani nous donne, autour d'une énigmatique figure de jeune fille, un tableau minutieux et concret, mais en même temps voilé de brume. Quand le livre s'achève, tout a été dit. Cependant, pour le lecteur comme pour le narrateur, se posent des questions sans réponse, et l'on se rend compte que c'est une visite au royaume des morts que l'on vient de faire; la mélancolie vient assombrir le décor d'un passé irrémédiablement perdu. le Jardin des Finzi-Contini est un roman singulièrement envoûtant, car c'est surtout celui des relations humaines complexes qui finalement demeurent en suspens : celles qui lient le narrateur à l'insaisissable Micol, celle-ci à son frère Alberto, l'amitié trouble d'Alberto pour le Milanais Malnate, ou celle difficile du protagoniste pour ces deux jeunes gens. Et tout autour d'eux, il y a , extraordinairement vivant, le microcosme de la Ferrare bassanienne, dont se détache, aristocratique et solitaire, la famille Finzi-Contini, séparée du monde par les murs de son immense jardin planté d'essences rares. L'assaut des discriminations raciales et des persécutions, dont on voit lentement se resserrer l'étau, semble un instant devoir combler le fossé qui s'ouvre entre elle et ses compagnons de malheur, mais il ne fait en réalité que le creuser davantage ; comme si , depuis toujours, les Finzi-Contini avaient attendu ce tragique signe d'élection, comme si tout leur orgueil n'avait été que celui de s'acheminer, les yeux grands ouverts, tête haute, vers le brasier qui réduit en cendres une époque. Et finalement, vue à travers la poésie de Bassani, la communauté israélite de Ferrare devient le symbole de la société humaine.

Nationalité : Italie
Né(e) à : Bologne , le 04/03/1916
Mort(e) à : Rome , le 13/04/2000
Biographie :

Giorgio Bassani est un romancier et poète italien.

En 1939, il sort lauréat de la Faculté des Lettres de Bologne. Mais Bassani est d'origine juive et, victime des lois raciales de 1938, il est obligé de publier en 1940 son premier livre "Una città di pianura" sous le pseudonyme de Giacomo Marchi.

Militant antifasciste, il sera incarcéré en 1943. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, il part pour Rome où il s'essayera au cinéma comme scénariste mais aussi comme acteur.

Il adhère à cette époque au Parti socialiste italien (il sera élu conseiller municipal apparenté PSI en 1962 et restera proche de ce parti jusqu'en 1966, date à laquelle il adhère au Parti républicain). C'est aussi à partir de cette époque que sa production littéraire sera la plus importante, dans les années 1950 et 1960.

Plusieurs de ses ouvrages reçurent d'ailleurs des prix littéraires et furent adaptés au cinéma. Ces œuvres furent rassemblées sous le cycle du "Roman de Ferrare" (Il Romanzo di Ferrara).

Giorgio Bassani fut aussi professeur d'histoire à l'Académie nationale d'art dramatique, journaliste et vice-président de la RAI (1964-1966).

"Le jardin des Finzi-Contini" (Il Giardino dei Finzi-Contini, 1962), Prix Viareggio, l'œuvre la plus traduite de Bassani, est portée à l'écran en 1971 par Vittorio De Sica, avec Dominique Sanda, Helmut Berger et Fabio Testi. Le film a remporté l'Ours d'Or du Festival de Berlin en 1971.

Le mobile profond de l’écriture romanesque de Bassani est de peindre une bourgeoisie passive et conformiste- y compris devant le scandale de la persécution antisémite, d'évoquer l’opportunisme dominant -dans un climat de peur et de soupçon -et le lent éveil des consciences et d'une opposition qu'on paie souvent de sa vie.

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Langue : Français

768/2108

Seules les larmes seront comptées
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ROMAN BIOGRAPHIQUE

Seules les larmes seront comptées

Bianciotti, Hector

Publié en 1991 Folio

Livre
Fiction
Roman

Livre

Parvenu à l'heure des bilans, le narrateur, directeur d'hôpital, se souvient que, trente ans auparavant, on avait exhibé devant les étudiants, dans un amphithéâtre déjà vétuste, aujourd'hui disparu, sa mère, presque mourante, un écriteau sur la poitrine. Et d'autres souvenirs reviennent qui font affleurer quelques figures d'Argentins : Gabriel, le kinésithérapeute aveugle, Nicolas, le frère, et même Eva Perón, haranguant du haut d'un tracteur une foule de miséreux. Mais très vite, sur la scène de la mémoire, c'est l'extravagant M. Moralès qui s'impose. Ancien grand couturier, tour à tour avide d'absolu et succombant à l'abjection, il entraîne dans son sillage un cortège d'excentriques. Seul le souvenir de la mère, une femme aux yeux gris, pénétrée de la sagesse des humbles, revient apaiser le tumulte de la mémoire. Et les ombres, enfin, peuvent se dissiper.

Nationalité : Argentine
Né(e) à : Cálchin Oeste, Argentine , le 18 /03/1930
Mort(e) à : Paris , le 12/06/2012
Biographie :

Originaire de 'La Pampa', Hector Bianciotti commence en 1945 à étudier la langue française en confrontant quelques textes en prose de Paul Valéry à leur traduction espagnole.

En février 1955, il quitte l'Argentine et, après des escales en Italie et en Espagne, il arrive à Paris. Il rédige alors des rapports de lecture pour les éditions Gallimard puis devient journaliste littéraire au Nouvel Observateur. D'abord écrivain dans sa propre langue, il n'écrit plus qu'en français à partir de 1982.

En 1977, il reçoit le prix Médicis étranger pour 'Le Traité des saisons', puis le prix du Meilleur livre étranger, en 1983, pour 'L' Amour n'est pas aimé'. En 1985, le prix Femina lui est décerné pour son premier roman français, 'Sans la miséricorde du Christ'. Pour l'ensemble de son oeuvre, il obtient le prix Prince Pierre de Monaco en 1993 et le Prix de la langue de France en 1994.

Il est, en outre, critique littéraire pour 'Le Monde', et est élu à l'Académie française, le 18 janvier 1996, au fauteuil d'André Frossard.

Mots clefs :

Langue : Français