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Queneau, Raymond
Publié en 1982
Folio
Livre
Fiction
Roman
Le narrateur rencontre, dans un autobus, un jeune homme au long cou, coiffe d'un chapeau orné d'une tresse au lieu de ruban. Le jeune homme échange quelques mots assez vifs avec un autre voyageur, puis va s'asseoir à une place devenue libre. Un peu plus tard, le narrateur rencontre le même jeune homme en grande conversation avec un ami qui lui conseille de faire remonter le bouton supérieur de son pardessus. Cette brève histoire est racontée quatre-vingt-dix-neuf fois, de quatre-vingt-dix-neuf manières différentes.
Nationalité : France
Né(e) à : Le Havre , le 21/02/1903
Mort(e) à : Paris , le 25/10/1976
Biographie :
Raymond Queneau est un romancier, poète, dramaturge français.
Après son Bac, il monte à Paris pour suivre des études de philosophie à La Sorbonne. Il commence à s'intéresser aux langues (le sanscrit, l'arabe, l'hébreu) et à la littérature mais aussi à l'anthropologie, à la psychanalyse, aux mathématiques et aux religions.
En 1924 Raymond Queneau rejoint le groupe des Surréalistes, côtoyant d'abord des auteurs comme Philippe Soupault, Michel Leiris ou André Breton, puis après son service militaire effectué en 1925 en Algérie (dans les Zouaves), le poète Jacques Prévert, le peintre Yves Tanguy, l'historien du cinéma Georges Sadoul et Marcel Duhamel. Il obtient en 1926 une Licence ès lettres mention philosophie, épouse Janine Kahn en 1928. Il rompt avec Breton en 1929 et commence à écrire véritablement au début des années '30.
Pour gagner sa vie Raymond Queneau travaille successivement comme employé de banque, professeur de français et journaliste.
En 1933, il publie son premier livre, "Chiendent", transposition en sa savante langue "néo-française" à la fois classique et ludique du "Discours de la méthode", immédiatement récompensé du premier Prix des Deux-Magots. Il entre en 1938 au comité de lecture des éditions Gallimard, chargé en particulier du domaine anglo-saxon, avant d'être nommé directeur du comité de lecture de la Nouvelle Revue Française (Nrf) en 1941. "Exercices de style", court récit racontant 99 fois la même histoire, de 99 façons différentes, publié en 1947, est son premier grand succès public.
Figure du Saint-Germain des Prés des années '50, Raymond Queneau devient membre du Collège de Pataphysique, de la Société mathématique de France, de l'Académie Goncourt et fonde avec Boris Vian l'Académie de la Moule poilue.
En 1954 il prend chez Gallimard la direction de l'Encyclopédie de la Pléiade qu'il assurera jusqu'à la fin de sa vie. "Zazie dans le métro", sorti en janvier 1959 et adaptée au cinéma l'année suivante par Louis Malle, lui apporte la consécration.
Écrivain érudit à l'esprit encyclopédique, il est cofondateur du groupe littéraire Oulipo.
Raymond Queneau décède à l'âge de 73 ans, il est inhumé au cimetière de Juvisy-sur-Orge (91).
Mots clefs :
Langue : Français
Cagnati, Inès
Publié en 1979
Folio
Livre
Fiction
Roman
Marie, la petite bâtarde, parle de sa mère. Sa mère, c'est Génie la Folle, cette fille de bonne famille qui, rejetée, s'est faite domestique agricole. Sa mère, c'est ce mutisme terrible opposé à tout et à tous, à la méchanceté, à la ladrerie, à l'indifférence. C'est le mystère de cette ombre silencieuse que Marie poursuit de son amour passionné et pathétique, que Marie attend sans fin, le soir, rêvant de l'emmener loin, là où de nouveau elle pourra rire. La petite Marie parle de sa mère. Malgré cette vie semée de malheurs et parce qu'elle a appris à tout transformer en amour, c'est un tableau non seulement intense, fort et poignant, mais d'une beauté presque terrifiante qui consacre le talent de l'auteur de "Jour de congé".
Nationalité : France
Né(e) à : Monclar , le 21/02/1937
Mort(e) le : 09/10/2007
Biographie :
Inès Cagnati est une romancière née le 21 février 1937 à Monclar.
Elle est licenciée en lettres modernes et possède le CAPES, professeur de lettres.
Elle est décédée le 9 octobre 2007 à Orsay.
Mots clefs :
Langue : Français
Kemal, Yasar
Publié en 1990
Folio
Livre
Fiction
Roman
Abdi, l'agha d'un petit village niché sur un plateau des contreforts du Taurus, en Turquie, n'a d'autre politique que l'oppression et l'asservissement. Affamant ses gens, brimant ceux qui tentent de s'élever contre son pouvoir dictatorial, il choisit comme bouc émissaire le jeune Mèmed, dit le mince, qui tente par tous les moyens de résister. Apprenant qu'Abdi souhaite marier son neveu à celle qu'il aime depuis toujours, Hatché, Mèmed le Mince décide de fuir le village avec sa bien-aimée. Mais l'agha, humilié, se lance à la poursuite du couple... Yachar Kemal s'engouffre avec bonheur dans cette tradition du conte oral pour nous donner à lire l'épopée lyrique d'un héros en lutte pour la justice et la liberté contre un oppresseur sanguinaire et implacable. Mèmed le Mince est un valeureux comme il en existe peu. Il est le porte-drapeau d'un Yachar Kemal qui profite des exploits de ce Robin des Bois d'une autre Europe pour construire un manifeste social, un roman de la révolte. --Hector Chavez
Nationalité : Turquie
Né(e) à : Hemite (Osmaniye) , le 06/10/1923
Mort(e) à : Hôpital de Sisli (Istanbul) , le 28/02/2015
Biographie :
Yachar Kemal (Kemal Sağdıkgöğceli) est un romancier et journaliste turc, d'origine kurde.
Issu d'une famille pauvre, il doit abandonner ses études après l'école primaire. Il pratique divers métiers, tout en publiant de la poésie. Il passe une année en prison en 1950 pour « propagande communiste », puis travaille pour le quotidien Cumhuriyet. Son roman "Mèmed le Mince" lui apporte le succès en 1955. Il est pressenti pour le Prix Nobel de littérature en 1972 et reçoit la Légion d'honneur en 1984.
Yasar Kemal est condamné en 1996 par la cour de sûreté de l'Etat à un an et huit mois de prison pour un article intitulé «Le ciel noir de la Turquie» publié en 1995 dans le livre "La liberté d'expression et la Turquie" et qui dénonce le traitement de la question kurde par l'Etat turc.
Son style mélange une narration tirée des traditions orales des bardes turcs et une influence plus occidentale dans un genre proche du courant de conscience.
Mots clefs :
Langue : Français
Fontane, Theodor
Publié en 1996
Livre
Fiction
Roman
Les souvenirs d’enfance ont toujours un charme qui parle à notre cœur mais quand celui qui les écrit est un grand écrivain, ils deviennent un témoignage capital sur son œuvre. Theodor Fontane a passé ses jeunes années, au bord de la mer Baltique dans une petite ville du nord de l’Allemagne, où son père, après de mauvaises affaires, avait acheté une pharmacie. Même s’il s’agit pour nos Berlinois d’une sorte d’exil, la vie dans cette province reculée ne manque pas de pittoresque et le petit Fontane pour sa part y découvre une nouvelle liberté que la rude beauté du paysage teinte de poésie. Il s’en souviendra dans Effi Briest, et l’on retrouve dans la description de la maison paternelle et de la vie quotidienne du bourg l’atmosphère si particulière de son plus célèbre roman. Theodor Fontane (1819-1898) fut, au dix-neuvième siècle, le représentant allemand du roman réaliste. Peintre de la société allemande comme Balzac le fut de la française, il est, par la subtilité de ses analyses psychologiques, par ses thèmes (le couple, l’adultère), beaucoup plus proche de la sensibilité moderne et de nos préoccupations actuelles
Nationalité : Allemagne
Né(e) à : Neuruppin , le 30/12/1819
Mort(e) à : Berlin , le 20/09/1898
Biographie :
Issu d'une famille de huguenots français ayant fui la France après la révocation de l’Édit de Nantes, Theodor Fontane est un écrivain allemand qui a célébré dans ses écrits le charme du Brandebourg provincial.
C'est l'un des principaux représentants allemands du réalisme en littérature. Son talent se révèle surtout dans l'art de restituer les conversations privées (causeries) où les personnages de ses romans, tout en respectant les conventions sociales, dévoilent malgré eux leurs propres penchants et leurs ambitions personnelles.
Très jeune, il commence à écrire: il n'a que vingt ans quand ses premiers poèmes sont publiés. Dans des vers qu'il reniera plus tard, il chante la liberté, les vertus populaires et dénonce les méfaits de la classe aristocratique. Plus tard, au sein d'un cercle littéraire nommé Le Tunnel sur la Spree, consacrée aux oeuvres humoristiques, il composera des balades patriotiques.
C'est dans les vingt dernières années de sa vie qu'il compose les dix-sept romans et nouvelles qui fondent sa réputation. Effi Briest, le seul de ses romans qui rencontra un grand succès de son vivant, est publié en 1895.
Effi Briest a été adapté au cinéma en 1974, réalisé par Rainer Werner Fassbinder, avec Hanna Schygulla et Wolfgang Schenck.
Günter Grass a fait de lui le personnage principal (personnage tant réel qu'imaginaire) de son roman Toute une histoire.
Mots clefs :
Langue : Français
Istrati, Panaït
Publié en 1984
Grasset
Livre
Fiction
Roman
" Les Chardons du Baragan " (1928) tiennent du roman d'apprentissage et du roman picaresque exotique. A la suite de son père marchand ambulant, un enfant sillonne la campagne roumaine au début du siècle. C'est la peinture d'un monde asservi, qu'un incident fait basculer en un instant de la résignation dans la révolte.
Nationalité : Roumanie
Né(e) à : Brăila , le 10/08/1884
Mort(e) à : Bucarest , le 18/04/1935
Biographie :
Panaït Istrati est un écrivain roumain de langue française.
Il fait ses débuts à vingt ans comme rédacteur à Roumanie ouvrière puis se lance dans une vie de voyage et d’errance sur les rives méditerranéennes et à travers l’Europe.
Il découvre l’œuvre de Romain Rolland en 1919, et se lie rapidement d’une intense amitié épistolaire avec l’écrivain qui ne cesse de l’encourager à écrire.
En 1923, il publie "Kyra-Kyralina" dans la revue Europe (fondée la même année par Romain Rolland) et écrit la plus grande partie de son œuvre, notamment "Les Récits d’Adrien Zograffi" (1924-1935), pendant les dix années qui suivirent.
En 1927, Panaït Istrati découvre l’URSS avec l’écrivain grec Níkos Kazantzákis et publie dès son retour en France "Vers l’autre flamme" (1929) qui dénonce les abus du pouvoir soviétique.
En 1930, il retourne en Roumanie où il écrit de nombreux articles pour la presse ainsi que des traductions de ses propres textes dans sa langue d’origine.
Il meurt de la tuberculose dans un sanatorium de Bucarest.
Mots clefs :
Langue : Français
Baldwin, James
Publié en 1993
Editions Stock
Livre
Fiction
Roman
Si Beale Street pouvait parler, elle raconterait à peu près ceci : Tish, dix-neuf ans, est amoureuse de Fonny, un jeune sculpteur noir. Elle est enceinte et ils sont bien décidés à se marier. Mais Fonny, accusé d'avoir violé une jeune Porto-Ricaine, est jeté en prison. Les deux familles se mettent alors en campagne, à la recherche de preuves qui le disculperont. Pendant ce temps, Tish et Fonny ne peuvent qu'attendre, portés par leur amour, un amour qui transcende le désespoir, la colère et la haine.Ce roman charmant, malgré sa violence pas toujours contenue, a le goût doux-amer des blues tant aimés de James Baldwin qui se montre ici égal à son prodigieux talent.Né à Harlem en 1923, mort à Saint-Paul-de-Vence en 1986, James Baldwin a laissé une oeuvre considérable de romancier mais aussi de grand polémiste, dont les Editions Stock ont publié Chassés de la lumière, Meurtres à Atlanta et cet inoubliable chef-d'oeuvre qu'est Harlem quarter.
Nationalité : États-Unis Né(e) à : Harlem , le 02/08/1924 Mort(e) à : Saint-Paul-de-Vence, France , le 30/11/1987 Biographie : James Baldwin est un écrivain américain, auteur de romans, de poésies, de nouvelles, de pièces de théâtre et d’essais. Il naît à Harlem dans un milieu défavorisé. Pendant son adolescence, il est très actif dans son église pentecôtiste. Il quitte sa mère à dix-sept ans, vit de jobs mal payés et commence son apprentissage littéraire. Au début des années 1940, Baldwin écrit des nouvelles, des essais et des critiques de livres. Bien que les éditeurs rejettent son travail, ses chroniques pour des revues telles que The New Leader, The Nation, ou Partisan Review lui valent en 1948 une bourse Rosenwald. Il part pour Paris et Londres, mû par les relations tendues avec son beau-père, le racisme ambiant et des questions d'identité sexuelle. Il termine en Suisse son premier roman semi-autobiographique, "La Conversion" (Go Tell It On The Mountain, 1953), son œuvre la plus connue, qui lui vaut tout de suite la reconnaissance, suivi de la pièce "Le coin des amen" (The Amen Corner) en 1954. Pendant son séjour en Europe il écrit également l'essai "Stranger in The Village" (1953) dans lequel il raconte sa visite d'un petit village suisse, et le racisme ignorant qu'il y a ressenti. Après une dizaine d'années passées en Europe, principalement à Paris et Istanbul, il rentre aux États-Unis en 1957 pour s'impliquer dans le mouvement pour les droits civiques. Dans ses œuvres suivantes, romans et essais, Baldwin explore des thèmes hautement politiques: l'homosexualité dans "La chambre de Giovanni" (Giovanni’s Room, 1956), et la condition des noirs - ainsi que le risque d'une explosion de violence de la part de cette communauté mise à l'écart - dans "Chronique d'un pays natal" (Notes of A Native Son, 1955), "Personne ne sait mon nom" (Nobody Knows My Name, 1961) et "La prochaine fois, le feu" (The Fire Next Time, 1963). Il a été distingué à de nombreuses reprises et a notamment obtenu le prix George-Polk en 1963. Baldwin s'installe à Saint-Paul-de-Vence dans le sud de la France en 1970 dans une ancienne maison provençale. Il écrit certains de ses derniers travaux dans cette maison, notamment "Harlem Quartet" (Just Above My Head) en 1979, et "Preuves de phénomènes invisibles" (Evidence of Things Not Seen) en 1985. Son roman, "Si Beale Street pouvait parler" (If Beale Street Could Talk, 1974), est adapté au cinéma par Barry Jenkins en 2018.
Mots clefs :
Langue : Français
EAN : 9782234016170
Oldenbourg, Zoé
Publié en 1991
Folio
Livre
Fiction
Roman
S'il s'agit ici de souvenirs, ce n'est pas de l'autobiographie à proprement parler. C'est peut-être une méditation sur les rapports entre rêve, réalité, création romanesque et rapports humains, et sur ce qu'il y entre de vérité et de mensonge. Le personnage central est le père de l'auteur du livre. Il s'agit donc d'une confession où l'auteur s'est profondément engagé, révélant un conflit assez étrange et qui tourne au tragique. Il s'agit bien d'un procès. Le procès d'un rêveur. Le père de l'auteur, homme d'une grande capacité intellectuelle, et doué d'une imagination prodigieuse, a depuis son enfance vécu une double vie, plongé dans les fantasmes de la création de fictions, préférant les fantômes - le fantôme - de son roman, jamais terminé, à la réalité. Cela n'est pas un règlement de comptes.
Nationalité : Russie
Né(e) à : Saint-Petersbourg , 1916
Mort(e) à : Paris , le 08 /11/2002
Biographie :
Zoé Oldenbourg, née à Saint-Pétersbourg, est venue en France à l'âge de neuf ans. Elle a été peintre avant de devenir romancière et historienne.
Elle a reçu le prix Femina en 1953 pour La Pierre angulaire et a été appelée à siéger dans le jury qui l'avait couronnée, ainsi que dans le jury du Grand Prix du Roman de la ville de Paris.
Son œuvre d'historienne et de romancière a été souvent inspirée par le Moyen Âge : Argile et cendres (1946), La Pierre angulaire (1953), Le Bûcher de Montségur (1959), Les Brûlés (1960), Les Cités Charnelles (1961), Les Croisades (1965) et La Joie des pauvres (1970). Zoé Oldenbourg a aussi publié des livres de souvenirs : Visages d'un autoportrait en 1977 et Le Procès du rêve en 1982. Elle sait également être un peintre du temps présent, comme l'a montré La Joie-souffrance qui fait revivre la communauté des Russes exilés à Paris entre les deux guerres.
Je suis […] un écrivain d'Histoire, c'est à dire tourné vers l'Histoire. Non pas historien ; romancier. Historien aussi, à l'occasion. J'aime le fait historique pour sa beauté propre, en dehors de toute référence au présent. Zoé Oldenbourg, Visages d'un autoportrait, Gallimard, 1977
Mots clefs :
Langue : Français
Cagnati, Inès
Publié en 1984
Folio
Livre
Fiction
Roman
Mosé est un paysan d'origine italienne. Après la mort de sa femme, Mélanie, ses filles, qui le rendent responsable de cette fin brutale, le mettent à l'hospice. Le voici donc sur un banc de l'hospice, assis auprès d'une vieille femme muette pour qui il va dresser le bilan de sa vie. L'enfance en Italie près d'une mère qui a oublié jusqu'au nom de ses enfants, et d'un père malade des poumons, mais avec le vent de Venise qui parle d'un ailleurs plus heureux. L'orphelinat ensuite et, à vingt ans, l'arrivée en France et la rencontre avec Mélanie qui deviendra son épouse et l'empêchera de réaliser son rêve : voir comment l'océan rencontre la terre. Ce rêve d'enfant, qui est sa folie et sa passion, deviendra son drame.
Nationalité : France
Né(e) à : Monclar , le 21/02/1937
Mort(e) le : 09/10/2007
Biographie :
Inès Cagnati est une romancière née le 21 février 1937 à Monclar.
Elle est licenciée en lettres modernes et possède le CAPES, professeur de lettres.
Elle est décédée le 9 octobre 2007 à Orsay.
Mots clefs :
Langue : Français
Mendoza, Eduardo
Publié en 1991
Livre
Fiction
Roman
Utilisant tous les ingrédients propres aux machinations policières de Hitchcock ou aux intrigues musclées sur fond de misère et de corruption signées Chandler, La Vérité sur l'affaire Savolta recrée l'agitation révolutionnaire de la Barcelone des années 1917-1919. Dans la capitale catalane livrée aux grèves ouvrières, aux attentats anarchistes, à la répression policière et aux politiciens véreux, les trois survivants d'une série de meurtres en cascade répondent aux questions des enquêteurs. Qui a assassiné en pleine nuit, au coin d'une ruelle obscure, le journaliste anarchiste Pajarito de Soto ? Pourquoi l'industriel Savolta est-il tué en pleine fête de la Saint-Sylvestre ? Pourquoi Paul-André Lepprince, dandy et trafiquant d'armes, périt-il dans l'énigmatique incendie de son usine ? Par-delà le mystère où l'on croise les destins d'une grande famille, d'un escroc séduisant, d'une gitane ensorceleuse et d'un narrateur naïf, ce sont les deux visages irréconciliables d'une époque qui sont reconstitués dans cette grande fresque politico-financière. D'un côté le capitalisme triomphant, ange exterminateur d'une ère nouvelle, de l'autre ses victimes, caricaturales et exemplaires, dont les espoirs sont sans lendemain. Publié à Barcelone en 1975, ce roman a obtenu à sa sortie le prix de la Critique espagnole.
Nationalité : Espagne
Né(e) à : Barcelone , le 11/01/1943
Biographie :
Eduardo Mendoza est un écrivain espagnol.
Fils de magistrat, il suit sa scolarité dans un collège tenu par les frères Maristes. Après des études de droit, il étudie la sociologie à Londres entre 1966 et 1967. Il travaille comme avocat, mais en 1973 il part pour New York où il est traducteur à l'ONU.
Son premier roman paraît peu avant la mort de Franco et reçoit le Prix de la Critique. Centré sur la répression des anarchistes en Catalogne dans les années 1910, "La Vérité sur l'affaire Savolta" est publiée en 1975. Il faut dès lors noter l'importance qu'il revêt dans l'aspect littéraire puisque ce roman suppose un vrai changement dans l'art narratif espagnol.
"La Ville des prodiges", où la ville de Barcelone tient un rôle important, est célébré comme un chef-d'œuvre dès sa sortie en 1986. Mario Camus l'adapte au cinéma en 1999.
On retrouve son sens du burlesque, avec des gags en rafale, dans un roman prépublié dans El País en 1990, "Sans nouvelles de Gurb", sur un extraterrestre perdu dans Barcelone sous l'apparence de la chanteuse de pop Madonna.
A partir de 1995, il donne des cours de traduction à l'Université Pompeu Fabra de Barcelone.
"Le Dernier voyage d'Horacio II", un roman de science-fiction humoristique, paraît également dans El País en 2001.
Il reçoit le prix Planeta en 2010, le prix Franz Kafka 2015 et le prix Cervantes en 2016.
Mots clefs :
Langue : Français
Hrabal, Bohumil
Publié en 1991
Livre
Fiction
Roman
Depuis trente-cinq ans, Hanta écrase de vieux livres sous une presse hydraulique. Il écrase, il boit, il écrase, il soliloque en déambulant dans les rues de Prague. Cette culture qu'il est chargé de détruire, il s'est donné pour mission de la sauver. Dans l'avalanche de livres qui se déversent dans sa cave, il fait son choix, arrachant les uns à la mort, réservant à d'autres un traitement plus digne que celui auquel ils étaient promis. Ce faisant, il est bien loin d'atteindre les normes qui lui sont imposées... "Je ne suis venu au monde que pour écrire Une trop bruyante solitude", confiait Bohumil Hrabal. ------------------------------------------------------------------------------------------ Une trop bruyante solitude, d'abord diffusé en 1976 à Prague sous forme de "samizdat" (publication clandestine), est sans doute le livre qui a valu au grand écrivain tchèque le plus de notoriété. majestueux cri de révolte lancé à l'assaut des sociétés totalitaires, l'histoire du narrateur, ouvrier dans une usine de vieux papiers destinés au recyclage, n'est pas sans faire penser - mutatis mutandis - au 1984 d'Orwell. Car notre héros, instruit presque malgré lui par la lecture des ouvrages interdits destinés au pilon (la Bible, le Talmud, les écrits de Lao-tseu entre autres), va faire renaître ces chefs-d'œuvres sous la forme d'une autre œuvre d'art (qui n'est pas sans rappeler les travaux d'un Jiri Kolar) : les pages broyées sont transformées en balles de papier décoratives ! Divers incidents et personnages tragicomiques viennent émailler cette fable sensible et émouvante qui invite le lecteur à une aimable réflexion sur le moderne, digne à la fois de nos philosophes des Lumières et des meilleurs esprits libertins. Edition Pavillons poche-Robert Laffont
Nationalité : République tchèque
Né(e) à : Brno , le 28/03/1914
Mort(e) à : Prague , le 03/02/1997
Biographie :
Bohumil Hrabal est l'un des plus importants écrivains tchèques de la seconde moitié du XXe siècle.
Ses premières publications datent de 1963 ; il devient rapidement un des écrivains les plus populaires de son pays. Après l'invasion soviétique de l'été 1968 qui met fin au Printemps de Prague, il connaît des ennuis avec la censure pour « grossièreté et pornographie » et est interdit de publication. Deux de ses livres sont notamment livrés au pilon en 1970. Pour cette raison, nombre de ses ouvrages sont publiés en samizdat.
Il est interdit de publication de 1970 à 1976.
Il compte parmi les signataires de l'Anticharte et lui qui était tombé en disgrâce au moment du Printemps de Prague regagne la faveur du régime qui réenclenche le processus éditorial de ses œuvres.
C'est durant cette période qu'il écrit ses principaux chefs-d'œuvre largement inspirés de sa vie dans un style ou perce l'humour noir, le grotesque, l'ironie : "Moi qui ai servi le roi d'Angleterre", "Une trop bruyante solitude", "Les noces dans la Maison" (trilogie).
Entre 1982 et 1985, il est de nouveau interdit de publication.
Bohumil Hrabal meurt en sautant (ou en tombant) de la fenêtre de l'hôpital de Bulovka où il est soigné.
Mots clefs :
Langue : Français
Barnes, Djuna
Publié en 1986
Livre
Fiction
Roman
Qui d'entre nous pourra désormais traverser la place Saint-Sulpice ou entrer dans le Café de la Mairie sans se remémorer les rêveries et les monologues du docteur Matthieu-Puissant-Grain-de-Sel-Dante-O'Connor ? Ce dernier ne saurait être contredit lorsqu'il déclare : "J'ai jeté mon destin au vent par verbosité." Sa revanche c'est qu'en se désintéressant de son propre avenir, il a acquis le don de déchiffrer les émois confus de ceux qui l'approchent. Tel est le cas de Félix Volkbein, le juif autrichien, qui le supplie de lui apprendre pourquoi l'Américaine Robine Vote a consenti à l'épouser, puis s'est enfuie en lui laissant la garde de leur fils. Mais l'élusive Robine, qui passe dans notre univers à la façon d'une somnambule, ne demeure pas moins mystérieuse pour les deux femmes qui se la disputent âprement, la douce et ardente Nora Flood et l'immonde Jenny Petheridge, la "squatteuse", qui jouit de son veuvage après avoir mené ses quatre maris successifs au tombeau. Considéré comme le chef-d'oeuvre de Djuna Barnes, ce livre l'a placée, dès sa publication en 1936, au premier rang des écrivains américains de sa génération
Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Cornwall, État de New York , le 12/06/1892
Mort(e) à : Greenwich Village , 1982
Biographie :
Djuna Barnes est une romancière, dramaturge et artiste américaine.
Elle a parfois utilisé le pseudonyme de Lydia Steptoe.
Journaliste pour Vanity Fair et The New Yorker, elle vit deux ans avec un rédacteur de presse, Courtenay Lemon. Elle compte parmi ses amies Jane Heap ou Peggy Guggenheim. En 1915 paraît son Book of Repulsive Women qu'elle illustre elle-même.
C'est en 1919 ou en 1920 qu'elle se rend à Paris, où elle s'installe, attirée par cette capitale culturelle, la liberté des mœurs qui y règne, et par la communauté d'Américaines qui y est déjà installée : elle rencontre Natalie Barney, Gertrude Stein, Janet Flanner, Berenice Abbott, Sylvia Beach... Elle devient l'amie de James Joyce et fait partie du mouvement moderniste.
En 1927, elle s'éprend de la sculptrice Thelma Wood, avec qui elle vit au 9 rue St-Romain. Elles rompent en 1931. En 1936, Grâce à T. S. Eliot, qui ampute cependant le manuscrit des deux tiers, Nightwood (Le Bois de la nuit) paraît à Londres. Elle souffre de dépression et ce n'est qu'en 1958 que paraît sa longue pièce en vers The Antiphon.
Djuna Barnes est un auteur d'avant-garde affilié au courant moderniste. Elle s'est essayée à tous les genres : journalisme, roman, nouvelle, poésie, théâtre, et a illustré elle-même certains de ses ouvrages. Elle a produit une œuvre expérimentale et subversive, affranchie des codes sociaux et littéraires de son époque.
Mots clefs :
Langue : Français
Naipaul, V.s
Publié en 1984
Albin Michel
Livre
Fiction
Roman
Ecrit au cours de ces deux dernières années, Sacrifices marque un tournant passionnant dans l'œuvre de Naipaul. Lui, que son instinct d'écrivain porterait plutôt vers la fiction, nous donne avec Sacrifices deus longs récits personnels d'une puissance d'évocation et d'émotion tout à fait extraordinaire. Prologue à une autobiographie fait revivre le climat très particulier qui a favorisé la naissance de Naipaul au monde littéraire. Ce récit sobre et superbe nous fait mieux connaître l'itinéraire et la personnalité de Naipaul, nous donne une compréhension plus intime et profonde de son univers romanesque. Il nous vaut, aussi, un admirable portrait du père, petit journaliste humilié à qui Naipaul doit pourtant l'éveil de sa propre vocation. Les Crocodiles de Yamoussoukro montre l'écrivain quelques années plus tard, enrichissant par les voyages sa perception du monde. Les gens qui l'ont attiré, ceux qu'il a découverts sont tout autant son sujet que l'approche des réalités de la Côte-d'Ivoire, où la vieille religion africaine lance ses surgeons au milieu des constructions les plus futuristes, où les crocodiles sacrés du Président barbotent au cœur de la nouvelle métropole du pays. Dans un récit plein de vie, de compassion, de délicatesse et d'humour, Naipaul rend perceptible sa méthode de voyage, la façon dont il rassemble un matériel qu'il nous livre comme à l'état brut. Le thème du sacrifice - sacrifice personnel, sacrifice rituel ; les pièges culturels du passé - est commun aux deux récits, qui, au-delà de la disparité des thèmes, présentent une parfaite unité d'intention et d'esprit : tous deux rendent compte de la démarche d'écrivain de V.S. Naipaul, l'Hindou de Trinidad devenu l'un des romanciers majeurs de notre époque.
Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Port of Spain (Trinité-et-Tobago) , le 17/08/1932
Mort(e) à : Londres , le 11/08/2018
Biographie :
Sir Vidiadhar Surajprasad Naipaul, plus connu sous la signature V. S. Naipaul est un écrivain britannique.
Né dans une famille de descendants d'immigrants originaires du nord de l'Inde, son grand-père était coupeur de canne et son père journaliste et écrivain.
À l'âge de 18 ans, Naipaul se rend en Angleterre où il obtient une licence ès lettres en 1953, après des études au University College d'Oxford. Depuis, il réside en Angleterre (à Wiltshire près de Stonehenge, depuis les années 70) mais il consacre aussi beaucoup de temps à des voyages en Asie, en Afrique et en Amérique.
L'action de ses premiers romans se déroule dans un cadre antillais. Quelques années après la parution de son premier roman "Le Masseur mystique" (1957), Naipaul publie une œuvre considérée par de nombreux critiques comme l'une de ses meilleures : le roman biographique "Une maison pour Monsieur Biswas" (1961) où le protagoniste emprunte les traits du père de l'écrivain.
Après l'énorme succès de ce livre, Naipaul étend les perspectives géographiques et sociales de son activité littéraire. Il traite avec un pessimisme grandissant les effets pervers du colonialisme et du nouveau nationalisme dans le Tiers-Monde, dans, par exemple, "Guérilleros" (1975) et "À la courbe du fleuve" (1979).
L'auteur relate ses impressions de voyage en Inde dans "L'Inde: un million de révoltes" (1990) et livre une analyse critique de l'intégrisme musulman dans les pays non arabes tels que l'Indonésie, l'Iran, la Malaisie et le Pakistan avec "Crépuscule sur l'Islam" (1981) puis "Jusqu'au bout de la foi" (1998).
Son roman "L'Enigme de l'arrivée" (1987) et son recueil de nouvelles "Un chemin dans le monde" (1994) sont largement autobiographiques.
Naipaul a reçu plusieurs prix littéraires, dont le Hawthornden Prize en 1964, le Booker Prize en 1971 et le T.S. Eliot Award for Creative Writing en 1986. Docteur honoris causa de plusieurs universités, il fut anobli par la reine Élisabeth en 1990. Il a obtenu en 2001 le prix Nobel de littérature, « pour avoir mêlé narration perceptive et observation incorruptible dans des œuvres qui nous condamnent à voir la présence de l'histoire refoulée ».
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Langue : Français